Marcher dans l’espérance
Dieu nous veut du bien
A la fin de l’évangile de saint Matthieu, la terre ne cesse pas de trembler. Quand Jésus meurt sur la croix : tremblement de terre. Quand l’ange du Seigneur annonce aux femmes la résurrection, re-tremblement de terre. Comme si l’évangéliste voulait souligner et mettre en gras : ici, Dieu se manifeste, ici, Dieu est présent, ici, le monde est ébranlé dans ses fondations, le monde est transformé, retourné au plus profond de lui-même. Et en effet, ce qui se passe aujourd’hui bouleverse de fond en comble l’ordre du monde.
La première parole que Dieu adresse à l’homme et à la femme qu’il vient de créer est une parole de bénédiction et de vie :
« Dieu crée l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme, il les créa. Dieu les bénit et leur dit : “Soyez féconds et multipliez-vous” ». Dieu nous veut du bien. Dieu veut pour nous la vie. (…)
Mais Dieu ne s’impose pas à nous. Il frappe à notre porte et nous demande s’il peut entrer. Jésus dit à Zachée : « Aujourd’hui, il me faut demeurer chez toi. » Mais Zachée va-t-il descendre de son arbre ? Jésus dit à l’aveugle : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Mais l’aveugle va-t-il répondre à la question ? Jésus dit au collecteur d’impôt : « Viens et suis-moi ! » Mais Matthieu va-t-il se lever et le suivre ? Jésus dit au jeune-homme riche : « Une seule chose te manque. » Mais le jeune-homme va-t-il tout donner pour Jésus ?
Ce que Jésus n’a cessé de faire en Galilée, le Christ ressuscité continue de plus belle de nous le proposer : il appelle, il suscite, il envoie : « Allez annoncer à mes frères ! » dit-il à Marie-Madeleine et à l’autre Marie.
« Allez annoncer à mes frères ! » nous dit-il aujourd’hui.
Que répondrons-nous ?
Dieu nous veut du bien, il veut pour nous la vie. Et Dieu est fidèle. Aujourd’hui, par sa résurrection, le Christ nous offre la victoire sur le mal, le péché et la mort. Accueillons ce don qui nous est fait. C’est la grâce de Pâques que Dieu nous offre.