Je t’aime, Dieu, mon libérateur

Les lectures de ce Dimanche nous invitent à nous pencher sur la loi et sur notre rapport à la loi. Elles le font à partir de la question des pharisiens à Jésus : « Quel est le grand commandement ? »

La loi aujourd’hui n’a pas bonne presse. Elle est plutôt perçue comme un ensemble de “non” qui briment la liberté, qui coupent les ailes. Cette réaction est assez spontanée chez les enfants et encore plus chez les jeunes en crise d’adolescence. Le “non” provoque des crises de colère, des refus de dialogue, et parfois aussi la recherche de transgression. Ce qui a évolué aujourd’hui c’est que parfois/souvent ce mode de réaction est devenu celui des adultes dans la vie en société. On engage même des avocats pour voir comment contourner les lois, échapper à l’impôt ou augmenter les profits. Il y a de quoi s’interroger alors sur notre sens du bien commun.
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La Loi est au service de la liberté et de la justice. Dans une vie sociale, toujours marquée par des inégalités (âges, conditions sociales, genre, …) la loi doit protéger le plus faible, celle et celui qui est fragile, en incapacité de se défendre. Elle empêche que domine la loi du plus fort. C’est ce que rappelle l’extrait de l’Exode que nous avons entendu. (Ex 22, 20-26). Et il le fait de manière très concrète : immigré, veuve, orphelin et aussi le manteau du pauvre. La colère de Dieu dont il est fait mention, dit combien le non-respect du plus petit touche Dieu.

Revenons à la parole de Jésus qui ramène le questionnement aux fondements de notre existence et de notre chemin vers la liberté. Aimé de Dieu, libéré par Lui et par tant de frères et de sœurs, « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit … et Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 22, 34-40) Voilà le fondement de toute loi, code, déontologie, de toute interprétation de la loi, de toute mise en œuvre de la loi. Jésus nous en montre le chemin, nous en dévoile la vérité, nous en fait goûter la vie.
« Je t’aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse, Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, …  Je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes ennemis. Lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime. » (Psaume 17)