Tous appelés !Depuis trois semaines, à la messe du dimanche nous écoutons le chapitre 10 de l’évangile de Matthieu. Nous sommes à une étape essentielle sur la route de Jérusalem. Jésus, après avoir annoncé et manifesté la bonne nouvelle du salut, appelle ses douze disciples pour qu’ils soient des collaborateurs de son œuvre. Ce chapitre 10 de Matthieu est le fondement de notre vocation à suivre le Christ pour le salut du monde. Vous me direz, c’est génial, car nous lisons cet évangile le jour où un prêtre est ordonné par notre évêque, à Beauraing. Oui, bien sûr, prions pour les vocations, prions pour Thomas Capuillez qui donne sa vie au Christ en choisissant d’être prêtre. Mais je vous fais remarquer que l’évangile de ce jour ne parle pas des prêtres, il parle aux douze que Jésus envoie, surtout il ouvre beaucoup plus grande la diversité des vocations, bien au-delà des prêtres, diacres, religieux, religieuses… En réalité, chacun d’entre nous est appelé à choisir le Christ, à travailler pour que tout être humain en ce monde reçoive la vie, ici à Namur comme à l’autre bout du monde. « Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Cela ne concerne pas les seuls prêtres, mais bien chacune et chacun d’entre nous. C’est dans la mesure où il y aura toujours plus de gens qui se donneront au service de tout homme en ce monde, combattant cet égoïsme terrible qui menace notre humanité, risquant sa propre mort pour la vie de l’autre, en qui il reconnaît Jésus, souffrant, c’est dans cette mesure même qu’il y aura des vocations sacerdotales. Dans un monde qui aime, chacun doit trouver sa place… Comment allons-nous aujourd’hui donner à boire, même un simple verre d’eau fraiche, à celui-là qui est près de nous et en qui le Christ nous appelle à le reconnaître ? Ce sera en famille, au travail, en couple, célibataire, au cours de cet été, ici comme à l’autre bout du monde, dans nos engagements politiques, spirituels, culturels, sociétaux… Finalement, comment et à qui allons-nous donner à boire, c’est-à-dire au Christ, même un simple verre d’eau fraiche, aujourd’hui dans son Royaume ? Prenons le temps de prier et de discerner ce que cela signifie dans nos vies. Père Henri Aubert sj Communauté Notre-Dame de la Paix, Namur |