
Dimanche 8 novembre 2026
32ème dimanche ordinaire
- Sagesse 6, 12-16 : La Sagesse est resplendissante, elle ne se flétrit pas.
- Psaume 62 : Mon âme a soif de toi, Seigneur mon Dieu !
- 1 Thessaloniciens 4, 13-18 : Nous les vivants qui sommes encore là pour la venue du Seigneur.
- Matthieu 25, 1-13 : Les jeunes filles qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Lire les textes de la liturgie
Le Seigneur vient ! Nous t’attendons !
Homélie
Frères et sœurs,
Pour méditer sur cette parabole des dix jeunes filles, que nous venons d’entendre, je vous propose de voir où l’on en est dans la vie de Jésus, dans l’évangile de Matthieu.
Jésus vient d’entrer à Jérusalem, il a été acclamé par la foule comme le fils de David, le Messie qui doit venir. Avec des rameaux, des palmes et des chants de louange, la foule proclamait : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Dans le Temple, Jésus avait raconté à la foule la parabole du festin des noces où les invités refusèrent de se rendre. Nous l’avons entendu il y a trois semaines. Les invités n’en étaient pas dignes, comme ses ennemis qui allaient le mettre à mort. Alors, pour remplir la salle des noces, le Roi invita tous ceux que ses serviteurs trouvèrent sur les chemins, qu’ils soient bons ou qu’ils soient mauvais. C’était nous tous, aujourd’hui encore. Et tout à l’heure dans la prière eucharistique, je dirai : « Nous te rendons grâce car tu nous as estimés dignes de nous tenir devant toi pour te servir » (PE 2).
Jésus est maintenant sorti de Jérusalem, avec ses disciples, ils ont contemplé la ville et pleuré sur elle. Il annonce la destruction de Jérusalem, une grande tribulation, la catastrophe finale, des guerres, des famines, des tremblements de terre. C’est ce que nous vivons. Et c’est alors que surviendra l’avènement du Fils de l’Homme, où l’on dira à nouveau : « Béni soir au nom du Seigneur celui qui vient » (Mt 23,39). Il exhorte alors ses disciples à veiller : « Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra » (Mt 24,44).
Cela concerne !es disciples, cela nous concerne. Le Seigneur vient… C’est une certitude… Nous le redisons à chaque Eucharistie après avoir fait mémoire du don du Christ à l’humanité. Après la consécration où l’on redit ses paroles : « Ceci est mon corps, prenez et mangez. Ceci est mon sang, prenez et buvez. », le prêtre proclame : « Il est grand le mystère de la foi ». Nous chantons alors : Christ est venu, il est mort et ressuscité, et surtout nous disons qu’il reviendra. C’est ce que Paul dit aux Thessaloniciens : « Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu’eux, à la rencontre du Seigneur. »
Jésus pour préparer ses disciples à l’accueillir à son retour, pour nous préparer, raconte une parabole et c’est à nouveau une histoire de repas de noces.
Dix jeunes filles sont invitées à des noces… Elles ont pris leur lampe pour accueillir celui qui doit venir, l’époux. C’est le Fils de l’homme. C’est Jésus qui va revenir dans la gloire. Le jour des Rameaux était en quelque sorte une préfiguration de ce qui doit arriver.
Les jeunes filles attendent l’époux, comme nous l’attendons, nous-mêmes aujourd’hui encore. Je souligne un point important de la liturgie. Le chant de l’anamnèse, après la consécration n’est pas seulement un récit de mémoire. C’est avant tout une prière qui s’adresse au Christ : « Nous attendons ta venue dans la gloire ! » Nous vivons notre vie sur cette terre dans cette espérance du retour du Christ. Nous nous réjouissons à la pensée du Seigneur qui vient. Et la résurrection n’a de sens que parce qu’elle rassemblera toute l’humanité en Dieu, comme le disait Saint Paul aux Thessaloniciens. Oui, Seigneur, nous t’attendons !
Nous vivons en ce mois de novembre les derniers dimanches du temps ordinaire. Dans quinze jours, en la fête du Christ Roi, nous entendrons une dernière parabole de Jésus où il anticipera son retour.
Aujourd’hui, nous attendons son retour, sa venue, comme les jeunes filles de la parabole.
Comment attendons-nous ? Les dix jeunes filles attendent l’époux mais l’attente peut être longue. Elles ne le font pas de la même manière. Cinq d’entre elles ont prévu une réserve d’huile qui permettra de tenir jusqu’à l’arrivée de l’époux et pour les noces. Les cinq d’autres n’en ont pas apportée, elles sont des femmes d’un instant, un peu comme la graine qui pousse sur le chemin et qui ne trouve rien pour se nourrir… Ainsi certaines trouvent en elles les ressources pour vivre le temps de la patience, les autres non !
Et nous ? Que faisons-nous dans l’attente de celui qui doit venir ? Où allons-nous trouver les réserves d’huile pour vivre ce temps où tout n’est pas rose, où il faut se battre contre toutes les formes de malheurs, au milieu des épreuves qui nous touchent ? Que faisons de notre vie dans l’attente de Jésus ?
Et bien les premières lectures de ce jour nous donnent quelques pistes que nous pouvons méditer chacune et chacun d’entre nous. C’est le temps de la sagesse qui vient de Dieu : « Elle va et vient à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; dans chacune de leurs pensées elle vient à leur rencontre » (Sg 6,16). Cette sagesse nous sera donnée si nous la désirons. C’est la prière de tout notre cœur.
Et le psaume nous aide à avancer dans cette prière : « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. » et plus loin : « Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom. Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler. Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes » (Ps 62).
Prions pour remplir notre lampe de l’huile de la vie et de la joie !
Père Henri Aubert sj
Communauté Notre-Dame de la Paix, Namur
La prière universelle de ce dimanche
Le célébrant : Frères et sœurs, en ce jour où Jésus nous parle de son retour et nous invite à remplir nos lampes d’huile, nous nous tournons vers son Père en lui disant nos intentions de prière pour le monde, l’Eglise et notre communauté.
Refrain : Seigneur, écoute-nous !
- Du 9 au 20 novembre prochain, se réunit à Antalya en Turquie la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP 31.
Seigneur donne-nous de faire le lien entre les décisions prises à l’échelle mondiale et notre réalité quotidienne, en nous rappelant que la justice climatique est indissociable de la dignité humaine.
Seigneur, nous te prions. - En ce mois de novembre, nous sommes invités par le Pape Léon à prier pour un bon usage de la richesse
afin que, ne cédant pas à la tentation de l’égoïsme, elle soit toujours au service du bien commun et de la solidarité avec les plus démunis,
Seigneur, nous te prions. - Ces jours, des élections importantes viennent d’avoir lieu ou auront lieu en différentes nations.
Nous prions pour tous les responsables politiques
pour que, malgré les pressions de leur électorat, ils restent fidèles à leurs convictions et à leurs valeurs profondes, et permettent ainsi de soutenir les victimes d’oppressions multiples et de bâtir la paix.
Seigneur, nous te prions. - Seigneur, en ce temps où tout n’est pas rose, où il faut se battre contre toutes les formes de malheurs, au milieu des épreuves qui nous touchent,
donne-nous la force intérieure pour remplir nos lampes de l’huile de la foi, de l’espérance et de la charité, dans l’attente du retour de ton Fils Jésus.
Seigneur, nous te prions.
Le célébrant : Dieu Notre Père, exauce nos prières et aide-nous à demeurer unis dans le Christ et à être des témoins fidèles de l’Évangile dans le monde. Par le Christ, Notre Seigneur.
Un chant pour accompagner notre méditation
Trouver dans ma vie ta présence
Gianadda/Studio SM
Refrain : Trouver dans ma vie ta présence,
Tenir une lampe allumée,
Choisir d’habiter la confiance,
Aimer et se savoir aimé.
1. Croiser ton regard dans le doute,
Brûler à l’écho de ta voix,
Rester pour le pain de la route,
Savoir reconnaître ton pas.
2. Brûler quand le feu devient cendre,
Partir vers celui qui attend,
Choisir de donner sans reprendre,
Fêter le retour d’un enfant.
3. Ouvrir quand tu frappes à ma porte,
Briser les verrous de la peur,
Savoir tout ce que tu m’apportes,
Rester et devenir veilleur.